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Le Centre d' Etudes Astrologiques La Porta della Luna de Bologne (Italie) est une Association culturelle fondée en 1994 dans le but de transférer, dans le quotidien, les résultats des recherches astrologiques, liées également aux archétypes d'où l'iconographie ésothérique a tiré les traces pour acti ver un type différent de lecture des symboles à partir duquel l'histoire et les grands mouvements culturels ont tiré leur inspiration. De 2001 elle est devenue Hermatena, en Riola (Bologna).
L'Association n'opère donc pas uniquement pour l'approfondissement des analyses et des études, mais aussi, en promouvant des initiatives adressées au public, pour donner les informations nécessaires à une meilleure compréhension de ces thèmes.
En plus des conférences publiques, le Centre organise des Cours didactiques et des Lectures ésothériques des villes et de leurs réalisations artistiques et architecturales les plus importantes.
En 1995, le project "BOLOGNE MAGIQUE" a eu lieu sous le patronage de la Commune de Bologne, Assessorat au Tourisme, à l'avenir, deviendra un rendez-vous fixe.
L'Association à décidé de devenir, en Italie et en Europe, un lieu d'échanges pour ce type de recherche, juste pour mettre en évidence cette partie de culture souvent oubliée, mais essentielle pour compléter ce genre de parcours à la recherche de ses propres origines.
BOLOGNE MAGIQUE Une promenade dans les mystères magiques de la ville
Cela est peut-etre vraiment écrit dans les étoiles: Bologne est destinée à recueillir de peti tes primautés originales qui la rendent unique au monde. Bologne est la "savante", avec son université la plus ancienne du monde occidental.
Bologne est la "tourelée", avec sa plus haute tour médiévale, la tour Asinelli. Bologne est également la plus "cachée", avec plus de quarante kilomètres d'arcades ombreuses et tortueuses. Beaucoup de choses font meme penser à une autre primauté, celle d'une Bologne magique.
Entrons dans les arcanes, là où chaque évidence devient peut-etre moins décidée.
Il y a plus de neuf-cents ans, qu'est née ici meme où la plaine du Pa se dirige vers l'Apennin, l'Université, Alma Mater Studiorum.
A la science de la théologie s'ajoutait ainsi l'art de la médecine et de l'astrologie. On s'occupai t de ces trois dernières disciplines dans des édifices qui surgissaient où aujourd'hui se trouve rue IV Novembre. Qui en ce temps-là était médecin, ne pouvait don c qu'etre également astrologue:
la correspondance entre les astres et les situations de bonne ou mauvaise santé était, pour la science, quelque chose de plus qu' une simple supposi tion. La rue IV Novembre offre d'autres aspects liés à la ville magiquement magique. Dans l'église du Sauveur, les dépouilles mortelles de Giovanni Francesco Barbieri dit le Guercino demeurent. Le peintre qui, en plus de la poésie, immortalisa le mystère dans ses tableaux. "Et in Arcadia Ego" est son oeuvre la plus chargée de symbolismes hermétiques: deux bergers, une tombe et un crane, et la phrase énigmatique: et en Arcadie j e A quelques mètres de l'église, un palais patricien vi t la naissance d'un véri table "magicien", Guglielmo Marconi. C'est à lui que revient l' honneur et l' obligation de lancer le premier signal radio intelligent dans l'espace, une façon de dire aux étoiles que "nous" sommes ici, et de lancer dans la carte topographique imaginaire de l'uni vers les premières ondes électromagnétiques capables de diffuser un message de cette ville, de sa campagne: Pontecchio. C'est ainsi qu'en quelques mètres le souvenir d'anciennes écoles d'astrologie se Marie avec l'histoire moderne de la transmission de la pensée humaine lancée dans l'éther.
Encore quelques pas et nous arrivons à d'autres endroits du monde magique de Bologne. Voilà Place Majeure. Chaque chose a son histoire et chaque histoire a son aspect enchanté qui, néanmoins, n'est pas toujours heureux. palace Re Enzo est le lieu de la longue captivité du jeune fils de Frédéric II. Sa Magna curia, sa Cour, fut le point de rencontre de la tradition grecque, arabe et juive pour un reve grandiose de puissance sacrée et temporelle qui se brisa juste entre les murs de ce palais qui vit le début de la fin de sa dynastie et de son empire, saturé de croyances magiques et exotiques.
D'un coté de la place Majeure se dresse Saint Pétrone, la basilique des bolonais. lnachevée dans sa grandeur: elle fut interrompue parce qu' un défi à la papauté de Rome ne se réalisait pas.
D'ailleurs, le défi entre le monde catholique et le monde laique a toujours vu Bologne et ses habitants intensément impliqués. Dans la basilique de Saint Pétrone, où il est difficile de se sentir effrayés malgré les grandes dimensions, des échos religieux, cabalistiques, ésothériques et scientifiques se poursuivent et s'entremelent. lci, on peut adrnirer la splendide méridienne de Giovanni Domenico Cassini et de Domenico Guglielmini qui enfin établit exactement l'équinoxe de printemps; une montre à eau, de celles que l'on veut construire plus pour transmettre une tradition ésothérique que pour définir une heure exacte; les neuf marches de Saint Pétrone et ses 22 chapelles:
numérologies qui se poursuivent entre le sacré et le profane.
Dans la pIace adjacente à celle Majeure se trouve la fontaine de Neptune, oeuvre de Giambologna. Un dieu de la mer absolument paien dans l'ancienne Bologne papale: ceci semble également etre un appel magique sinon dans les intentions des constructeurs au moins dans l'histoire apparente de Bologne qui est fortement liée à l'élément "eau". Anciennement, la ville étai t une incroyable intrigue de canaux qui canalisaient le fluide des rivières Reno, Aposa et Savena pour les besoins de vie et de travail de Bologne. Les souvenirs de l'élément eau, qui avec l'air, la terre et le feu, constitue l'univers ésothérique, ne sont pas uniquement liés aux noms de rues existant encore (rue du Port, du Navile, rue Rialto, etc.), mais également à l' imaginaire collectif qui unit à cet élément le concept d'éternité; l'eau jaillit du sol et, tout en traversant de longs et mystérieux parcours qui semblent changer sa forme, elle reste toujours la meme. Le gargouillement de son écoulement est un oracle divin auquel toutes les cultures mystiques se sont inspirées.
A peu plus d'une-centaine de mètres de pIace Majeure, dans une sorte de cuvette artistiquement cailloutée, on trouve le complexe de Saint Etienne, également connu comme "Sept Eglises". La symbologie liturgique qu'il représente en fit l'un des centres de dévotion les plus importants du monde médiéval. On pense que le complexe ait été fondé par Saint Pétrone au V siècle et qu' il reproduise symboliquement et réalistement les lieux de la Passion de Christ. La Jérusalem terrestre et celle céleste sont représentées en quelques dizaines de mètres, dominées par "Saint Jean en Mont", une église très ancienne si tuée sur une peti te colline, qui représenterait le sommet de la passion chrétienne: le Golgota.
lci la magie, celle bonne qui se fonde sur la prise d'acte d'un prodige, atteint le maximum. lci on peut immaginer l'inimaginable et créer des histoires plausibles comme celle qui concerne la baignoire de marbre connue comme la "cuvette de Pilate", dans laquelle le juge terrestre du Christ, selon la tradition, se lava les mains d'un jugement qu'il ne voulait pas exprimer.
Peut-etre qu'il existe vraiment un "non hasard" du site où
surgit cette petite Jérusalem et il s'aglt depuis toujours d'un site chargé d'une énergie sacrale.
Les sept colonnes de marbre cipolin qui, aidées par autant de colonnes de quelques siècles après, soutiennent le complexe principal, étaient celles d'un temple romain. Dédié à Isis, déesse égyptienne entrée dans le culte des Romains, fernrne et soeur d'Osiris qui mourut et ressuscita grace à elle pour devenir père de Roro, qui devfendra ensui te son vengeur. Chargés de vibrations et dans une dimension particulière d'esprit, nous nous promenons sous les longues arcades de Bologne, apparernrnent sans solution de continuité. La lumière sous ces arcs, souvent historiques, est singulière. Cendrée, cornrne celle de la lune. Nous arrivons maintenant à la porte Saragozza, l'une des douze anciennes portes de Bologne (douze cornrne les signes zodiacaux). D'ici cornrnence un porche, une longue ligne de 666 arcades conduisant à la basilique de Saint Luc, située sur une colline. 666 arcades, le numéro de la grande Bete de l'Apocalypse de Jean: est-ce seulement un hasard archi tectural ce numéro ayant une si forte valeur syrnbolique? Il y a cependant quelqu'un pret à affirmer le contraire.
Là-haut, la montagne se nornrne "col de la Garde" et y on vénère l'image d'une Madone noire d'origines loines et prodigieuses. La tradition veut qu'elle soit une oeuvre de l'évangéliste Luc, disciple des apotres et tant peintre que médecin.
Et c'est en cette figure de saint, peintre et médecin que nous nous sentons retournés au début de notre histoire: avec les écoles de médecine et astrologie de l'Alma Mater Studiorum.
D'ailleurs, en magie, les parcours sont toujours concentriques et circulaires, soit parties d'une hyperbole infinie.

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